Ce cahier a été produit par la rencontre entre cinq femmes à l’initiative d’Agnès Vincent.

Dans « La dialectique du moi et de l’inconscient », Jung parle pour la première fois des figures de l’Anima et de l’Animus. Il y fait l’hypothése d’un féminin inconscient chez l’homme et d’un masculin inconscient chez la femme. Ne perdons pas de vue que « la dialectique » a été écrite en 1928. On peut donc comprendre que certaines considérations de Jung sur les femmes y soient très datées et que sa description de l’animus des femmes comporte des aspects négatifs sans doute excessifs et exclusifs. Les auteures se chargent de remettre les choses en place vigoureusement, quelques fois sur un ton passionné, sans doute porté par l’indignation ressenti à la lecture de certains propos de Jung.

Agnès Vincent nous invite à chercher les échos de l’Animus, chez Emma Jung puis chez ces femmes qui ont gravité autour de Jung : Marie-louise Von Franz, Barbara Hannah, Jolande Jacobi. D’autres auteurs plus récents, Elie Humbert et Michel Cazenave sont aussi mis à contribution.

Les contributrices poursuivent leurs explorations sur un mode plus personnel en confrontant le thème a des souvenirs vécus et à des rêves nocturnes. Cela ouvre sur un débat qui se poursuivra sans doute dans un prochain cahier.