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Gabrielle Rubin,
Eloge de l’interdit,
interdit créateur et interdit castrateur,
Ed. Eyrolles,
Paris, 2011.
Rechercher
l’origine de l’interdit, cerner sa spécificité humaine,
distinguer entre les différents types d’interdits…
Gabrielle Rubin déploie une démarche qui situe les
points de vue et permet de poser l’interdit dans sa
diversité, de pointer sa légitimité humaine et les abus
auxquels il peut donner lieu.
Mettre l’interdit en relation avec la pulsion et avec
l’instinct permet de comprendre de quoi il s’agit. La
pulsion est une poussée dynamique qui fait tendre
l’organisme vers un but. La pulsion est aveugle au sens
où elle ne connaît que le but qu’elle vise. Les pulsions
doivent donc être régulées c'est-à-dire à la fois
satisfaites et contrôlées, sans quoi leur violence peut
être destructrice.
L’interdit
va permettre de contrôler la pulsion en calmant sa
violence ou en changeant son but. L’interdit a connu
différents statuts selon l’évolution de la société.
Lorsque les interdits sont trop forts, la société
devient étouffante, castratrice, propice aux
refoulements et à ses retours.
Si
les interdits légitimes ne sont pas posés, la porte est
ouverte à toutes les violences.
L’interdit
fondateur pour les humains est celui de l’inceste. Il va
permettre à l’enfant d’échapper à l’amour fusionnel qui
le lie à la mère et donc le faire accéder à l’autonomie.
C’est le père qui impose cette séparation et qui est
responsable de l’interdit de l’inceste. Il sera à la
source du Surmoi qui va permettre de poser les limites.
L’auteur
s’interroge enfin sur les transgressions proposées en
matière d’art depuis le Dadaïsme jusqu’à l’Actionnisme.
Elle rappelle à ce propos que Mélanie Klein suggérait
que certains criminels agissent pour qu’on pose enfin
les limites qui les arrêtent.
Gabrielle
Rubin se demande si ce n’est pas le cas de certains
artistes…
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